Lexxus Legal: "Nous méritons mieux que ce que nous avons"

Plateau spécial "Droit Libre TV" dans le cadre du festival Ciné Droit Libre avec Lexxus Legal. De son vrai nom Alex Dende, Lexxus Legal est un rappeur congolais et membre du groupe "PNB" (Pensée Nègre Brute) groupe kinois créé en 1999, figure emblématique du hip-hop congolais, Il impose son rap sur les scènes congolaise et internationales, artiste revendiquant les droits du peuple face à ses gouvernants sans user de la poésie. Outre son statut de rappeur et sa carrière d’artiste, Lexxus Legal est le pilier du style hip hop au sein de son organisme Racine Alternative.

Ciné Droit Libre : Soirée "Countering Violent Extremism"

Soirée de présentation des films issus du projet de formation des jeunes cinéastes des cinq pays africains sur des questions de l’extrémisme violent, en partenariat avec l’ambassade des USA à Ouagadougou. Ce projet vise à donner l’opportunité aux jeunes des pays participants d’exprimer leurs identités culturelles, leurs patrimoines culturelles et de dénoncer des pratiques d’extrémisme violent, de prôner des messages anti-terroristes, de paix par le biais du cinéma.
 

Plateau Ciné Droit Libre avec Thierry Michel (Cinéaste, Belgique)

Plateau spécial "Droit Libre TV" dans le cadre du festival Ciné Droit Libre avec Thierry Michel , cinéaste documentariste belge. Thierry Michel était présent à Ouagadougou pour présenter son nouveau film "L’homme qui répare les femmes", sur le célèbre docteur Mukegwé qui se bat pour la dignité et le respect des femmes victimes de viol à l’est du Congo RDC. Film qui a d’ailleurs remporté le Prix du Public lors de Ciné Droit Libre.
 

Plateau Ciné Droit Libre avec Master Soumy (Mali)

Plateau Ciné Droit Libre avec Ismaïla Doucouré alias Master Soumy, artiste rappeur et membre des Sofas, un mouvement citoyen malien. Le parolier est actuellement une tête d’affiche du Rap malien et un exemple de réussite pour la jeunesse malienne. Nous avons échangé avec lui, sur son parcours, sa vision du mouvement rap et sa présence à Ouaga dans le cadre du festival Ciné Droit Libre.
 

Ciné droit libre : Pari réussi pour l’édition post-insurrectionnel


Les rideaux sont tombés sur la onzième édition du festival ciné droit libre qui a fait la part belle à la jeunesse africaine à travers le thème : « Quand la jeunesse se met débout… ». C’était ce samedi 4 juillet avec la proclamation des palmarès.

 


La onzième édition du festival ciné droit libre s’est tenue dans un contexte post-insurrectionnel mais elle a réussi le pari. Ciné droit libre, ce festival qui offre un cadre d’expression libre, de projection de film engagés a fortement contribué à l’éveil des consciences de  la jeunesse burkinabè qui apporté le changement historique des 30 et 31 octobre 2014.

Pendant une semaine – du 28 juin au 4 juillet- ciné droit libre a offert une fête de films engagés et/ ou militants défendant les droits humains, la démocratie et la liberté d’expression pour une Afrique libre et juste. Des projections qui ont été suivi de débats animé par d’éminentes personnalités tels Anas Anas, Newton Ahmed Barry, Fadel Barro, Valsero etc.
 

Pour une 11ème édition, elle a été d’un succès selon Luc Damiba, président de l’association semfilms. «  Cette édition a été un exécutoire pour une jeunesse impatiente, un espace d’expression et de promotion de la liberté d’expression par le film et la musique. La parole a été doublement libérée. Le public a trouvé un espace pour voir des films, débattre et rencontrer des réalisateurs engagés ; et s’engager eux-mêmes », a-t-il dit.

Pour la première fois, des mouvements sociaux de l’Afrique se sont rencontrés au cours de cette édition du festival ciné droit pour conjuguer leur effort. Pendant deux jours d’échange, le bilan des actions et des perspectives ont été glané. Au nombre d’une vingtaine, ils ont pris l’engagement de mettre en place une plateforme panafricaine des mouvements citoyens.

Le festival, cette année a été marqué par une affluence du public. Que ce soit au ciné Burkina d’où a eu lieu la cérémonie d’ouverture, dix ans après, car toujours refusé par le régime déchu, d’autres espaces comme le CITO, le village, etc ont été ouvert pour des projections de films engagés.

Palmarès des prix

Prix du public : Thierry Michel avec son film « L’homme qui répare les femmes ».

Prix du meilleur film de fiction sur les droits humains : « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré

Prix de la meilleure œuvre - documentaire -  Burkinabè : « La sirène du Faso Fani » de Michel Zongo

Grand Prix Sergio Vieira de Melo : « Democrats » de Camilla Nelson.

Le jury a fait une mention spéciale à Stéphanie Valliatto pour son film, « Caricaturistes, fantassins de la démocratie ».

Le jury n’a pas manqué de faire des recommandations aux organisateurs du festival relative à la mise en place d’un comité de sélection des films qui se chargera de visionner les films de même niveau pour permette au jury de faire des comparaisons objectives.
Bassératou

Programme détaillé du festival Ciné Droit Libre



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Master class au ciné droit libre : Des jeunes réalisateurs de diverses nationalités ont renforcé leur capacité


Les Master class ont bien eu lieu à cette onzième édition du festival ciné droit libre. C’était à l’Institut supérieur de l’image et du son. Trois réalisateurs à savoir Thierry Michel (Belgique), Michel Zongo (Burkina), Camilla Nielsson (Denemark) ont échangé avec de jeunes réalisateurs venus des pays de la sous-région ouest-africaine.

Mardi 30 juin, premier masterclass avec Camilla Nielsson du Danemark. Son film « Démocrats » raconte l’histoire de l’élite politique zimbabwéenne qui se bat pour l’encrage des principes démocratique qui définiront le futur du pays. D’une durée de 100 minutes, les étudiants sont restés captivés par l’écran témoignant ainsi leur intérêt au sujet. Il en été de même pour les films « l’homme qui répare les femmes » et « sirène de Faso dan fani ». A la fin de chaque film s’ouvre un débat qui permet aux étudiants de poser toutes les questions. Eux dont le chemin est encore long veulent tout savoir, ou du moins, maitriser les b.a-ba de leur métier, leur passion.
 
Pour Toussait Zongo, premier responsable de cette commission masterclass, il a été d’une formation assez condensé qui a permis d’aborder certains sujets dans leur profondeur. « Il s’est agi de montrer la conceptualisation, l’écriture, la réalisateur d’un film, le langage cinématographique…» explique le responsable de la commission. Et d’ajouter que tant avec la réalisatrice qu’avec les deux hommes les réactions n’ont pas été les moindres. Ils ont sans doute bien renforcé leur capacité en matière de cinéma.

Rendez-vous est pris pour la 12ème édition en 2016.
Bassératou