Demarrage de la tournée décentralisée du festival "Ciné Droit Libre"!


KOUDOUGOU, LE VENDREDI 24 OCTOBRE à 18H30, ESPACE TAALM M'BI
TOUGAN, LE SAMEDI 25 OCTOBRE à 18H30, EN FACE DE LA SALLE DE CINE

Des films chocs, des débats animés, des invités de marque tels que Newton Ahmed Barry, Seydou Traoré, Sams'K le Jah et Boukary le Lion, ...
Des soirées cinématographiques plein d'enseignement et d'engagement, à ne pas rater! Entrée libre!


Ciné droit libre 2014 : Point final


La dixième édition du festival ciné droit libre a refermé ses portes dans la soirée du samedi 07 juin 2014 à l’Institut français de Ouagadougou. Cette soirée a vu la récompense de 3 films dont « 7 jours à Kigali, la semaine où le Rwanda a basculé » qui a remporté le grand prix « Sergio Vieira de Mello » dotée d’une enveloppe de 1 million de Fcfa.

Le jury composé de professionnels du cinéma et présidé par Pierre Ernest Rouamba a expliqué le choix de ce film par la pertinence du choix thématique, sa qualité technique et artistique et l’objectivité dans le traitement du sujet. C’est un film de 60 minutes réalisé en 2013 par Mehdi Ba et Jeremy Frey. Il revient sur le génocide rwandais de 1994 en donnant la parole à quelques uns de ceux qui ont vécu les premiers jours de ce drame. L’un des réalisateurs, qui n’ont pas pu effectuer le déplacement de Ouagadougou, a réagi depuis Dakar en direct par téléphone et a dit toute sa joie de recevoir ce prix. En plus de l’enveloppe de 1 million, ces réalisateurs recevront une attestation et un trophée.

Le second prix, dénommé prix du public est revenu au film « les enfants sorciers de Kinshasa » doté d’une une attestation, d’un trophée et d’une enveloppe de 500 mille francs CFA. Ce film a également reçu une mention spéciale du jury. Quant au prix spécial du meilleur film burkinabè, prix octroyé par l’ONG Diakonia, il est revenu au film « Avant l’audience » de Kouka Aimé Zongo et de Yssouf Koussé. Un film qui a reçu un trophée, une attestation et une enveloppe de 300 mille Fcfa.

Le jury tout en félicitant les organisateurs de ciné droit libre pour avoir songé à primer ce genre de films engagés et qui n’ont pas toujours une oreille attentive auprès des bailleurs de fonds, n’a pas manqué de formuler des suggestions. Il s’agit entre autre selon M Rouamba, de doter la compétition d’un règlement intérieur, de scinder les films par catégorie (documentaires, films fictions, courts métrages et longs métrages, etc.).

A en croire les organisateurs, les objectifs de cette 10ème édition ont été atteints. Selon Abdoulaye Diallo, coordonnateur de ciné droit libre, au total 45 films ont été projetés dans 7 lieux différents tout le long de la semaine. « Nous avions prévu également des débats, il y a en eu 21 au total, le dialogue démocratique a eu un grand succès, le village du festival a eu une participation record, tout notre programme a été exécuté, en dehors de deux films qui pour des raisons d’intempérie n’ont pas pu être diffusés » a-t-il déclaré. Tout en saluant la présence effective du parrain de la dixième édition, l’ancien président ghanéen Jerry Rawlings, le coordonnateur a ajouté que 90% des invités ont répondu présents. Et M. Diallo de conclure qu’en tant qu’organisateurs, ils sont comblés et fiers d’avoir contribué de manière efficace à la promotion des droits humains.


Dans les mois à venir, les organisateurs de ciné droit libre seront dans 7 villes du Burkina et en novembre de cette année à Abidjan. Quant à la  11è édition, elle s’annonce particulière selon les organisateurs car elle se tiendra dans un contexte particulier d’élections présidentielles aussi bien dans la sous-région ouest africaine qu’au Burkina Faso. « Ça va être très intéressant, surtout en matière de débat »a prédit M. Diallo.   


Projection du film sur Laurent Gbagbo : Le passé de la côte d’Ivoire sera t-il le futur du Burkina ?

 Depuis la sortie de son film intitulé «Laurent Gbagbo : despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang»,  le réalisateur camerounais Saïd Penda est au cœur de la polémique. Pour les uns, il est un ‘’apatride’’, un ‘’vendu’’, un ‘’valet local au service du colon’’. Pour d’autres par contre, cet ancien journaliste de la BBC est un ‘’diseur de vérité’’, ‘’lucide’’ et qui entend ‘’dévoiler l'autre face cachée’’ de l'ancien chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo. Vrai ou faux ?  Le débat a eu lieu à l’institut français de Ouagadougou ce vendredi 6 juin 2014, la veille de la clôture de la dixième édition du festival ciné droit libre.

Etaient invités pour ce débat, le Pr  Albert Ouédraogo, ancien ministre burkinabè en charge des droits humains, le Dr Rassablga Saïdou Ouédraogo, enseignant-chercheur en économie à l’Université Ouaga 2, l’Ambassadeur ivoirien au Burkina Abdou Touré et le réalisateur du film, Saïd Penda. Les deux derniers n’ayant pas pu effectuer le déplacement, ce sont les deux universitaires qui ont mené le débat, modéré par le journaliste Newton Ahmed Barry. La salle du petit Méliès de l’institut français n’a pas pu contenir les cinéphiles  qui ne souhaitaient pas se faire conter l’évènement. Les organisateurs ont dû recourir au grand Méliès. Entre pro et anti Gbabgo, les débats avaient même commencé avant la projection du film. Ce qui augurait de grandes joutes oratoires.   ‘’J’ai rarement vu sur la crise ivoirienne un film aussi critique sur le régime Gbagbo, une position aussi iconoclaste par rapport à ce que Gabgbo a construit comme mythe autour de son régime’’, a laissé entendre le Pr Albert Ouédraogo. Pour lui, le drame ivoirien est un drame africain et même mondial. Il dit ne pas comprendre que certains se trompent si lourdement sur un homme, un régime comme celui de Laurent Gbagbo. Il dit également ne pas comprendre que des gens applaudissent Laurent Gbagbo.

‘’Comment peut-on se faire le complice d’une telle mascarade’’, interroge l’ancien ministre burkinabè des droits humains. Et le Pr Ouédraogo d’ajouter qu’au nom de la lutte contre l’impérialisme, au nom du panafricanisme, Laurent Gbabgo a abusé de leur intelligence. Il ira plus loin en disant que Laurent n’est pas un socialiste, mais plutôt un national socialiste tout comme Hitler. « Quand on me dit que Gbagbo n’a pas de responsabilité dans la crise, c’est faux’’ dit-il  sur un ton colérique. Pour lui, Hitler n’a jamais envoyé un juif dans un camp de concentration. ‘’L’homme d’Etat ce n’est pas celui qui fait. C’est celui qui fait faire. Gbagbo a fait faire et il a mal fait faire’’, commente Albert Ouédraogo. Et l’homme de lettres de conclure qu’il faut que justice soit faite et que tous ceux qui ont les mains ensanglantées aient l’humilité de reconnaitre leur tort et leurs fautes.

Un film partiel, partial et parcellaire

 Pour sa part, le Dr Rassablga Ouédraogo a d’entré souligné que c’est depuis 1998, lors d’un colloque d’histoire à l’université de Ouagadougou, alors qu’il était encore étudiant, qu’il a compris que Laurent Gbagbo n’était pas un panafricaniste. ‘’Je tiens à indiquer que Laurent est un autocrate’’ a martelé l’économiste. En dépit de l’image négative qu’il a de l’homme, le Dr Ouédraogo trouve que le film du réalisateur camerounais est ‘’partiel, partial et parcellaire’’.  A l’en croire, c’est de tels films qui ont créé la crise ivoirienne à savoir l’occultation d’une partie de la vérité.

‘’Pourquoi on parle du charnier de Yopougon qui est un charnier réel, et qu’on ne parle pas du massacre de Douekoué? S’interroge le Dr Ouédraogo. ‘’On nous fait penser que la crise ivoirienne a commencé en 2000. Pourtant ce qu’on a qualifié de poudrière identitaire est arrivé avant Laurent Gbagbo’’, a-t-il fait remarquer.  Il a aussi souligné que le film occulte la responsabilité du père de « l’ivoirité » qui est Henri Konan Bédié. ‘’On occulte également dans le film la responsabilité du gouvernement burkinabè’’ a ajouté Dr Ouédraogo, arrachant des salves d’applaudissements à une foule qui s’est montrée tout le long du film, séduite par l’ancien homme fort de la Côte d’Ivoire.

Faisant le rapprochement entre les origines de la crise ivoirienne et la situation actuelle au Burkina Faso, l’enseignant d’économie a indiqué que si l’on n’y prend garde, le passé de la Côte d’Ivoire pourrait bien être le futur du Burkina Faso. Dans la crise ivoirienne quand tu dis que Gbagbo est un autocrate, on te traite de pro Ouattara. ‘’Quand tu dis que Ouattara était proche des rebelles, on te traite de pro Gbagbo’’.  Pour lui donc, c’est cette incapacité à faire un espace à l’objectivité, à l’honnêteté et à la vérité qui est l’une des causes du malheur africain.  Et c’est selon lui, le même débat qui a cours au Burkina et qui a divisé le peuple en deux camps qui se regardent en chien de faïence : les antis et les pros référendum.  « J’ai bien peur pour l’avenir de ce pays » a-t-il conclu


Younouss

10ème Ciné Droit Libre: L’alternance au cœur des débats à l’amphi A 600

 
Le jeudi 05 juin dernier s’est tenu un panel-débat à l’amphi A 600 de l’université de Ouagadougou. "L'alternance ou la continuité en 2015: pour quoi faire?. Co-organisé par Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et Ciné Droit Libre, ce forum entre dans le cadre de la 10ème  édition du Festival Ciné Droit Libre. Avec  le Pr. Sanou pour modérateur, le panel a été animé par le Pr. Augustin Loada du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et M. Lassané Sawadogo du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP). Le grand absent de ce débat dans le temple du savoir était le parti au pouvoir, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP).
 
L’actualité s’invite à l’université de Ouagadougou. La modification de l’article 37 de la constitution, la tenue du référendum, la mise en place du sénat, telles étaient les questions évoquées au cours du panel-débat tenu à l’amphi A 600. D’entrée de jeu, le Pr. Loada n’a pas manqué de signifier qu'« organiser un référendum pour permettre à Blaise Compaoré de se présenter en 2015 est un coup d’état constitutionnel ». De ce fait, il est un secret de polichinelle de rappeler que le mandat du chef de l’Etat prend fin en 2015. Tous les arguments évoqués par le pouvoir en place et ses supporteurs pour modifier l’article 37 dénotent de leur volonté manifeste d’abuser du pouvoir qu’ils détiennent dans leurs mains. 

Et Montesquieu de rappeler  que tout homme qui  a du pouvoir est porté à en abuser. C’est pour cela que l’exercice du pouvoir démocratique qui se doit de respecter la constitution doit faire alliance avec le constitutionnalisme qui constitue un ensemble de garde-fous au pouvoir d’Etat. Le Pr. Loada sur la question affirme que constitution sans constitutionnalisme n’est que ruines et larmes. La modification de la constitution à des fins personnelles et partisanes est donc un détournement de procédure selon l’article 49 qui voudrait que toute modification de cet article soit pour des questions nationales. Pour le Pr. Loada, le référendum  a des limites et peut conduire à des résultats aberrants parce que le peuple est manipulé. 

M. Sawadogo quant à lui renchérit que la modification de l’article 37 est à des fins personnelles et qu’organiser un référendum est budgétivore. En prenant l’exemple du roi Felipe d’Espagne il affirme  que même les rois des régimes monarchiques censés régner ad vitam aeternam ont compris qu’il faut l’alternance dans tout régime alors que notre démocratie veut se ‘’ monarchiser’’. Les débats houleux de l’auditoire avec les panélistes  dans un amphi A 600 refusant du monde ont démontré que les étudiants sont plus que jamais intéressés sur les questions d’actualité et surtout d’intérêt national.

S. I.

Finale « 10 mn pour convaincre » 2014 : La cité « chinoise » enfin !


La 5ème édition de « 10 mn pour convaincre », a livré son verdict le mercredi 4 juin 2014 à l’Université de Ouagadougou.  Ce jeu concours promu par le festival  de films sur les droits humains et la liberté d’expression, Ciné Droit Libre, qui est à sa 10ème édition a drainé beaucoup de monde, des étudiants notamment à l’occasion de la grande finale. Pour la première fois depuis l’existence du jeu concours, la cité « chinoise » a inscrit son nom au tableau des palmarès à travers la personne de Siri Mamadou, dit Koro Madou.

C’était une ambiance des grands soirs qui se donnait à vivre devant le hall de l’Amphi A 600 de l’Université de Ouagadougou dans l’après midi du mercredi 4 juin 2014. C’est à cet endroit précis qu’avait lieu la finale du concours, « 10 mn pour convaincre », version 2014. Pour la circonstance, les locataires du campus de Zogona n’ont pas marchandé leur mobilisation. Il était pratiquement impossible de se frayer un passage au milieu de ces milliers d’étudiants qui se sont massés qui, pour soutenir leurs camarades qui prenaient part à la finale, qui pour assister au show du président Adama  Dahico,  parrain de la présente édition. Il faut dire que leur espérance n’a pas été déçue.

En effet, les 8 finalistes étaient à la hauteur et ils ne se sont pas fait de cadeaux dans ce débat intellectuel. Ainsi, les représentants des cités Kossodo, Patte d’oie, Chinoise et du club 2h pour l’Afrique 2h pour nous, ont rivalisé d’arguments sur des thématiques d’actualité comme : « pour ou contre la modification de l’article 37 ? » ; « le MPP au pouvoir : vraie alternance ou continuité du régime Compaoré ?» ; « pour ou contre le référendum au Burkina ?» ou I have a dream : rêve ou réalité 40 ans après »?

A ce jeu d’argumentation et de contre argumentation, c’est Mamadou Siri de la cité chinoise qui a retenu l’attention du jury présidé par Ismaël Ouédraogo de la radio Ouaga FM. Entre temps, « le président » Dahico a trouvé le moyen d’arracher des éclats de rire à toute l’assistance à travers des histoires dont lui seul a le secret. Il faut noter également que cette finale a connu la présence effective de Amobé Mévégué et d’un représentant de Amnesty International au Burkina Faso. Les deux leaders sénégalais du collectif y’en a marre,  Thiat et Kilifeu, sont également venus dire à la « jeunesse consciente » de se mobiliser pour éviter que le président Blaise Compaoré ne fasse de la Constitution burkinabè un « brouillon ».


F. S.

Ciné droit libre 2014 : Echanges entre Amobé Mévégué et des étudiants de l’Ipermic


Le festival ciné droit libre bat son plein depuis que le parrain, l’ancien président  ghanéen Jerry Rawlings a donné le top départ le dimanche 1er juin 2014. Dans l’après midi du 03 juin, Amobé Mévégué, homme de médias et directeur de la télévision Ubiznews était du côté de l’Institut panafricain d’études et de recherches sur les médias, l’information et la communication (Ipermic) où il s’est entretenu avec les étudiants sur des questions touchants au journalisme et aux nouveaux médias.



Mais avant d’en venir aux échanges avec les étudiants, Amové Mévégué a suivi avec ces derniers, le film intitulé ‘’Les gardiens du monde’’, un documentaire de 55 minutes  de Flo Laval qui raconte l'émergence d'une nouvelle génération de militants ‘’hacktivistes’’ et comment les réseaux sociaux impactent la vie de millions de personnes à travers le monde. S’en est suivi un débat notamment sur la question de la liberté d’expression, l’éthique et la déontologie. Bref, celui qui s’est présenté aux étudiants comme un grand que peut avoir un journaliste africain comme Amobé Mévégué en travaillant dans des médias français.

Animateur télé et radio, ce dernier a fait le bonheur des auditeurs et téléspectateurs de RFI, de France 24 et TV5. ‘’ J’ai passé plus de 15 ans à travailler dans ces médias et personne, je vous dit bien personne, même un seul jour n’est venu me faire des reproches ou me demander d’orienter mes émissions dans tel ou tel autre angle’’, a-t-il laissé entendre. A l’en croire, ce qui importe pour un journaliste c’est la qualité de son travail.

Il a affirmé aux étudiants qu’à l’heure d’internet, rester figé dans le journalisme classique n’est pas une bonne chose.      ‘’Un journaliste du 21ème siècle doit être à mesure de prendre lui-même ces images, de filmer lui-même, de faire son montage et de savoir mettre en ligne son article » a-t-il souligné. Aux futurs journalistes en formation, Amobé Mévégué a rappelé l’importance du respect de l’éthique et de la déontologie. Selon lui, s’il vrai que la frontière entre le journalisme et la communication paraît mince, il est du ressort de chaque journaliste de travailler à ne pas enjamber cette frontière. L’homme a invité les jeunes africains et burkinabè en particulier à être créatifs et de toujours oser. ‘’ Si j’ai quitté de grandes chaines comme France 24 et RFI, pour créer ma propre chaine Ubiznews, c’est parce que moi aussi j’ai envi de laisser quelque chose à la postérité’’, a ajouté M. Mévégué pour qui l’Afrique doit elle aussi être à mesure de donner son son de cloche dans le vaste flot des informations.


Quand au professeur Serge Théophile Balima, le Directeur de l’Institut, il a félicité les premiers responsables du Festival ciné droit libre pour leur contribution efficace à  la libération de la parole au Burkina mais aussi pour leur crédibilité qui gagne du terrain. ‘’ Faire venir un homme de la trempe de Rawlings, c’est la preuve que votre festival est très sérieux, et nous aussi en dépit des limites de nos moyens, nous n’hésiterons pas à toujours vous accompagner’’ a dit le Pr Balima. Les étudiants pour leur part ont salué la qualité des échanges et ont souhaité que de telles initiatives soient pérennisées.

Par Younouss

Droit libre TV : trois ans d’existence et plus de 2 millions de visiteurs


La création de droit libre TV est née de la volonté des responsables du Festival Ciné droit libre de trouver un cadre de diffusion des films censurés. C’est ce qu’à laissé entendre les premiers responsable de cette webtélé qui se positionne comme la continuité du festival qui a fait des droits humains et la liberté d’expression sa raison d’être. Ce mercredi 4 juin 2014, ils sont revenus avec les  hommes de médias,  sur le fonctionnement de cette télé qui a déjà dépassé le cap des 2 millions de visiteurs.

‘’Donner la parole à ceux ou celles qui n’en ont pas l’occasion, montrer les œuvres de ces gens qui construisent leurs pyramides dans l’anonymat…’’ Lorsque les premiers responsables de droit libre TV lançaient leur télévision en ligne, ils étaient loin de s’imaginer qu’ils recevraient plus de deux millions de visiteurs en moins de 3 ans d’existence. ‘’Notre ambition c’était d’atteindre au moins 50 mille visiteurs par an’’, a laissé entendre le rédacteur en chef de droit libre TV, Bakary Ouattara. Selon lui, plus de 275 vidéos ont été mise en ligne pendant ces 3 ans.  Il a laissé entendre que droit libre TV  fait le choix de ses sujets aussi bien en fonction de l’actualité que de la pertinence des sujets car c’est d’abord une télévision qui s’intéresse aux questions des libertés et des droits humains. En réalité, dira pour sa part le directeur artistique de cette télé en ligne, ‘’il s’agissait simplement pour nous de trouver un cadre pour continué les débats chocs qui avaient lieu au cours du festival’’. Selon Gidéon Vink, le public de cette télé se recrute dans la frange jeune, des africains pour la plupart de la sous région ouest africaine.

La plupart de ceux qui visite notre site sont basés à Dakar (Sénégal) et à Abidjan en Côte d’Ivoire. Toute chose qui s’explique aisément selon lui car ces pays ont non seulement un bon débit de connexion mais aussi leurs universités ont un accès libre au wifi. Bakary Ouattara, le rédacteur en chef, d’ajouter  qu’en plus, ils ont des correspondant dans ces deux pays mais aussi au Mali. Droit libre TV entend aux dire de ces responsables s’étendre aux autres pays francophones de la sous région ouest africaine notamment le Togo, la Guinée et le Bénin. ‘’ Nous voulons briser les barrières et les frontières et montré au reste du monde ce que certains journalistes du fait de l’absence de la liberté d’expression ne peuvent pas faire’’, a martelé Gideon Vink.

M. Vink a également expliqué que pour répondre aux nouvelles ambitions de cette télé, le site web a connu une refonte totale pour tenir compte des attentes des ‘’webtvnautes’’. Aussi l’équipe du Burkina a été renforcé et un bureau permanent s’ouvrira en Côte d’Ivoire avec une équipe plus étoffée. Droit libre TV a décidé de faire aussi dans l’éducation citoyenne des jeunes lycéens et collégiens du Burkina. Et pour palier à l’inaccès de certaines franges de la population à internet, les responsables de cette télé en ligne ont édités des coffrets DVD. Ils ont développé des partenariats avec d’autres télévisions privées où la plupart de leurs reportages sont diffusés.


L’ensemble de ces succès ne doivent pas faire oublier les difficultés de cette webtélé qui décidé de dénoncer et de porter la plume là ou ça fait mal. Un journaliste de cette télé a été arrêté et détenu l’an dernier au nord du Mali. Heureusement, il y a eu selon le rédacteur en chef, plus de peur que de mal.

Younouss