Ciné Droit Libre à Ouahigouya, le 19 et 20 décembre 2014!




Vendredi 19 Décembre   (salle de ciné de Biblioteca Olvido)

15h30 : cérémonie d’ouverture en présence de Sana Bob + projection de clips vidéo et reportages de la webtélé Droit Libre TV sur Sana Bob, suivis d’échanges avec Sana Bob.

16h30 : Film d’ouverture,  « 7 Jours à Kigali : le Jour où le Rwanda a Basculé… » lauréat du Grand Prix Ciné Droit Libre 2014, suivi de débats avec Maître Prosper Farama et Ra-Sablga Seydou Ouedraogo

Vendredi 19 Décembre   (arrière cour de Biblioteca Olvido)

18h30: Projection de clips vidéo engagés
19h00 : « Twaaga » de Cedric IDO (Burkina/ France, 2014, 30mn)
19h30: « Laurent Gbagbo: Despote ou anticolonialiste... le verbe et le sang » de Said Penda (2X52mn, RCI, 2014) suivi de débats avec  Maître Prosper Farama et Ra-Sablga Seydou Ouedraogo

Samedi 20 Décembre   (Maison des jeunes et de la Culture)

10h00 : Dialogue démocratique  sur le thème «  Quelle transition pour le nouveau Burkina Faso ? »
avec le Pr Augustin LOADA, Pr Luc Marius IBRIGA, Dr Ra-Sablga Seydou OUEDRAOGO et maître Prosper FARAMA.

Samedi 20 Décembre   (salle de ciné de Biblioteca Olvido) 

15h00 : Thomas Sankara vu par Droit Libre TV
15h30 : « Naître libre en prison », de Ibrahim Sougrinoma Guigma, 26mn, suivi de débats avec le Régisseur de la MACO
16h30 : “Le savoir est une lumière” de Noemie Pas, suivi de débats sur l’éducation traditionelle et moderne avec le Dr Ra-Sablga Seydou Ouedraogo.

Samedi 20 Décembre  (Place de la Nation)

18h30:  clips vidéo engagés
19h00 : « Twaaga » de Cedric IDO
19h30 : Spécial Droit Libre TV: «le changement en marche au Burkina »
20h00 : « De la dictature à la révolution » de Ruaridh Arrow, suivi de
             débats sur le soulèvement  avec le Pr Luc Marius IBRIGA.
21h30 : « Borry Bana , le destin fatal de Norbert Zongo»
            suivi de débats avec Me Prosper FARAMA
22h30 : Concert live  de Sana Bob (gratuit)

Ciné Droit Libre à Bobo Dioulasso: le programme du vendredi 5 décembre 2014!

Petite salle de l’Institut Français / Après midi

15h30 : « Naitre Libre en Prison », un film de Ibrahim Sugrinoma Guigma sur les enfants des détenues dans les prisons au Burkina Faso, suivi de débat
16h30 : « Avant l’audience » de Yssouf Koussé & Kouka Aimé Zongo, Prix spécial Droits Humains / Diakonia de Ciné Droit Libre 2014.

Grande salle de l’Institut Français : Soirée




18h30 : « Twaaga » de Cedric Ido, film sur un rêve d’enfant sous la révolution de Thomas Sankara.
19h00 : « Laurent Gbagbo: despote ou anti-néocolonialiste, le Verbe et le sang » de Said Penda, film à polémique sur l’ancien Président ivoirien (2x 52 mn) suivi de débats sur la crise ivorienne.

Place Tiéfo Amoro

18h30 : Animation musicale avec des artistes Bobolais
19h00 : Clips d’artistes engagés + Reportages de la webtélé Droit Libre TV
19h30 : « I have a dream » de Inoussa Kaboré
19h45 : « Passeport pour le Crime à Abidjan » enquête sur la crise ivorienne
21h00 : Animation et jeux Droit Libre TV
21h30 : « Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo »  de Luc Damiba,
             Abdoulaye Diallo et Gidéon Vink, suivi de débats avec les réalisateurs
             et des invités du festival
22h30 : Concert live gratuit de SMARTY et son groupe!





Entrée libre!

Ciné Droit Libre à Bobo Dioulasso: le programme du jeudi 4 décembre 2014!

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15h00-15h30 : Une sélection des reportages de DLTV sur « la situation socio politique au Burkina »

15h30- 17h30 : Dialogue Démocratique  sur le thème « Quelle transition pour un nouveau Burkina ? » en partenariat avec le CGD et animé par le Pr Augustin Augustin Loada, Me Guy Hervé Kam et Seydou Rasablga Ouédraogo (Institut Free Afrik). Modération : Remi Dandjinou

18h30 : cérémonie d’ouverture (allocutions, prestation musicale en acoustique avec Alif Naaba)  en présence des autorités, invités et des journalistes

19h00 :
« I have a dream » de Inoussa Kaboré, Burkina Faso, 12 mn

19h30 : film d’ouverture «
 7 Jours à Kigali : le Jour où le Rwanda a Basculé… » de Medhi Ba et Jérémie Frey, lauréat du Grand Prix Ciné Droit Libre 2014, suivi de débats avec Alif Naaba et Remi Dandjinou.

21h30 : « 365 jours au Mali » de Ladj Ly et Benkoro Sangaré, France/Mali, 45mn  


Lieu : institut Français Henri Matisse
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Demarrage de la tournée décentralisée du festival "Ciné Droit Libre"!


KOUDOUGOU, LE VENDREDI 24 OCTOBRE à 18H30, ESPACE TAALM M'BI
TOUGAN, LE SAMEDI 25 OCTOBRE à 18H30, EN FACE DE LA SALLE DE CINE

Des films chocs, des débats animés, des invités de marque tels que Newton Ahmed Barry, Seydou Traoré, Sams'K le Jah et Boukary le Lion, ...
Des soirées cinématographiques plein d'enseignement et d'engagement, à ne pas rater! Entrée libre!


Ciné droit libre 2014 : Point final


La dixième édition du festival ciné droit libre a refermé ses portes dans la soirée du samedi 07 juin 2014 à l’Institut français de Ouagadougou. Cette soirée a vu la récompense de 3 films dont « 7 jours à Kigali, la semaine où le Rwanda a basculé » qui a remporté le grand prix « Sergio Vieira de Mello » dotée d’une enveloppe de 1 million de Fcfa.

Le jury composé de professionnels du cinéma et présidé par Pierre Ernest Rouamba a expliqué le choix de ce film par la pertinence du choix thématique, sa qualité technique et artistique et l’objectivité dans le traitement du sujet. C’est un film de 60 minutes réalisé en 2013 par Mehdi Ba et Jeremy Frey. Il revient sur le génocide rwandais de 1994 en donnant la parole à quelques uns de ceux qui ont vécu les premiers jours de ce drame. L’un des réalisateurs, qui n’ont pas pu effectuer le déplacement de Ouagadougou, a réagi depuis Dakar en direct par téléphone et a dit toute sa joie de recevoir ce prix. En plus de l’enveloppe de 1 million, ces réalisateurs recevront une attestation et un trophée.

Le second prix, dénommé prix du public est revenu au film « les enfants sorciers de Kinshasa » doté d’une une attestation, d’un trophée et d’une enveloppe de 500 mille francs CFA. Ce film a également reçu une mention spéciale du jury. Quant au prix spécial du meilleur film burkinabè, prix octroyé par l’ONG Diakonia, il est revenu au film « Avant l’audience » de Kouka Aimé Zongo et de Yssouf Koussé. Un film qui a reçu un trophée, une attestation et une enveloppe de 300 mille Fcfa.

Le jury tout en félicitant les organisateurs de ciné droit libre pour avoir songé à primer ce genre de films engagés et qui n’ont pas toujours une oreille attentive auprès des bailleurs de fonds, n’a pas manqué de formuler des suggestions. Il s’agit entre autre selon M Rouamba, de doter la compétition d’un règlement intérieur, de scinder les films par catégorie (documentaires, films fictions, courts métrages et longs métrages, etc.).

A en croire les organisateurs, les objectifs de cette 10ème édition ont été atteints. Selon Abdoulaye Diallo, coordonnateur de ciné droit libre, au total 45 films ont été projetés dans 7 lieux différents tout le long de la semaine. « Nous avions prévu également des débats, il y a en eu 21 au total, le dialogue démocratique a eu un grand succès, le village du festival a eu une participation record, tout notre programme a été exécuté, en dehors de deux films qui pour des raisons d’intempérie n’ont pas pu être diffusés » a-t-il déclaré. Tout en saluant la présence effective du parrain de la dixième édition, l’ancien président ghanéen Jerry Rawlings, le coordonnateur a ajouté que 90% des invités ont répondu présents. Et M. Diallo de conclure qu’en tant qu’organisateurs, ils sont comblés et fiers d’avoir contribué de manière efficace à la promotion des droits humains.


Dans les mois à venir, les organisateurs de ciné droit libre seront dans 7 villes du Burkina et en novembre de cette année à Abidjan. Quant à la  11è édition, elle s’annonce particulière selon les organisateurs car elle se tiendra dans un contexte particulier d’élections présidentielles aussi bien dans la sous-région ouest africaine qu’au Burkina Faso. « Ça va être très intéressant, surtout en matière de débat »a prédit M. Diallo.   


Projection du film sur Laurent Gbagbo : Le passé de la côte d’Ivoire sera t-il le futur du Burkina ?

 Depuis la sortie de son film intitulé «Laurent Gbagbo : despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang»,  le réalisateur camerounais Saïd Penda est au cœur de la polémique. Pour les uns, il est un ‘’apatride’’, un ‘’vendu’’, un ‘’valet local au service du colon’’. Pour d’autres par contre, cet ancien journaliste de la BBC est un ‘’diseur de vérité’’, ‘’lucide’’ et qui entend ‘’dévoiler l'autre face cachée’’ de l'ancien chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo. Vrai ou faux ?  Le débat a eu lieu à l’institut français de Ouagadougou ce vendredi 6 juin 2014, la veille de la clôture de la dixième édition du festival ciné droit libre.

Etaient invités pour ce débat, le Pr  Albert Ouédraogo, ancien ministre burkinabè en charge des droits humains, le Dr Rassablga Saïdou Ouédraogo, enseignant-chercheur en économie à l’Université Ouaga 2, l’Ambassadeur ivoirien au Burkina Abdou Touré et le réalisateur du film, Saïd Penda. Les deux derniers n’ayant pas pu effectuer le déplacement, ce sont les deux universitaires qui ont mené le débat, modéré par le journaliste Newton Ahmed Barry. La salle du petit Méliès de l’institut français n’a pas pu contenir les cinéphiles  qui ne souhaitaient pas se faire conter l’évènement. Les organisateurs ont dû recourir au grand Méliès. Entre pro et anti Gbabgo, les débats avaient même commencé avant la projection du film. Ce qui augurait de grandes joutes oratoires.   ‘’J’ai rarement vu sur la crise ivoirienne un film aussi critique sur le régime Gbagbo, une position aussi iconoclaste par rapport à ce que Gabgbo a construit comme mythe autour de son régime’’, a laissé entendre le Pr Albert Ouédraogo. Pour lui, le drame ivoirien est un drame africain et même mondial. Il dit ne pas comprendre que certains se trompent si lourdement sur un homme, un régime comme celui de Laurent Gbagbo. Il dit également ne pas comprendre que des gens applaudissent Laurent Gbagbo.

‘’Comment peut-on se faire le complice d’une telle mascarade’’, interroge l’ancien ministre burkinabè des droits humains. Et le Pr Ouédraogo d’ajouter qu’au nom de la lutte contre l’impérialisme, au nom du panafricanisme, Laurent Gbabgo a abusé de leur intelligence. Il ira plus loin en disant que Laurent n’est pas un socialiste, mais plutôt un national socialiste tout comme Hitler. « Quand on me dit que Gbagbo n’a pas de responsabilité dans la crise, c’est faux’’ dit-il  sur un ton colérique. Pour lui, Hitler n’a jamais envoyé un juif dans un camp de concentration. ‘’L’homme d’Etat ce n’est pas celui qui fait. C’est celui qui fait faire. Gbagbo a fait faire et il a mal fait faire’’, commente Albert Ouédraogo. Et l’homme de lettres de conclure qu’il faut que justice soit faite et que tous ceux qui ont les mains ensanglantées aient l’humilité de reconnaitre leur tort et leurs fautes.

Un film partiel, partial et parcellaire

 Pour sa part, le Dr Rassablga Ouédraogo a d’entré souligné que c’est depuis 1998, lors d’un colloque d’histoire à l’université de Ouagadougou, alors qu’il était encore étudiant, qu’il a compris que Laurent Gbagbo n’était pas un panafricaniste. ‘’Je tiens à indiquer que Laurent est un autocrate’’ a martelé l’économiste. En dépit de l’image négative qu’il a de l’homme, le Dr Ouédraogo trouve que le film du réalisateur camerounais est ‘’partiel, partial et parcellaire’’.  A l’en croire, c’est de tels films qui ont créé la crise ivoirienne à savoir l’occultation d’une partie de la vérité.

‘’Pourquoi on parle du charnier de Yopougon qui est un charnier réel, et qu’on ne parle pas du massacre de Douekoué? S’interroge le Dr Ouédraogo. ‘’On nous fait penser que la crise ivoirienne a commencé en 2000. Pourtant ce qu’on a qualifié de poudrière identitaire est arrivé avant Laurent Gbagbo’’, a-t-il fait remarquer.  Il a aussi souligné que le film occulte la responsabilité du père de « l’ivoirité » qui est Henri Konan Bédié. ‘’On occulte également dans le film la responsabilité du gouvernement burkinabè’’ a ajouté Dr Ouédraogo, arrachant des salves d’applaudissements à une foule qui s’est montrée tout le long du film, séduite par l’ancien homme fort de la Côte d’Ivoire.

Faisant le rapprochement entre les origines de la crise ivoirienne et la situation actuelle au Burkina Faso, l’enseignant d’économie a indiqué que si l’on n’y prend garde, le passé de la Côte d’Ivoire pourrait bien être le futur du Burkina Faso. Dans la crise ivoirienne quand tu dis que Gbagbo est un autocrate, on te traite de pro Ouattara. ‘’Quand tu dis que Ouattara était proche des rebelles, on te traite de pro Gbagbo’’.  Pour lui donc, c’est cette incapacité à faire un espace à l’objectivité, à l’honnêteté et à la vérité qui est l’une des causes du malheur africain.  Et c’est selon lui, le même débat qui a cours au Burkina et qui a divisé le peuple en deux camps qui se regardent en chien de faïence : les antis et les pros référendum.  « J’ai bien peur pour l’avenir de ce pays » a-t-il conclu


Younouss

10ème Ciné Droit Libre: L’alternance au cœur des débats à l’amphi A 600

 
Le jeudi 05 juin dernier s’est tenu un panel-débat à l’amphi A 600 de l’université de Ouagadougou. "L'alternance ou la continuité en 2015: pour quoi faire?. Co-organisé par Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et Ciné Droit Libre, ce forum entre dans le cadre de la 10ème  édition du Festival Ciné Droit Libre. Avec  le Pr. Sanou pour modérateur, le panel a été animé par le Pr. Augustin Loada du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et M. Lassané Sawadogo du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP). Le grand absent de ce débat dans le temple du savoir était le parti au pouvoir, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP).
 
L’actualité s’invite à l’université de Ouagadougou. La modification de l’article 37 de la constitution, la tenue du référendum, la mise en place du sénat, telles étaient les questions évoquées au cours du panel-débat tenu à l’amphi A 600. D’entrée de jeu, le Pr. Loada n’a pas manqué de signifier qu'« organiser un référendum pour permettre à Blaise Compaoré de se présenter en 2015 est un coup d’état constitutionnel ». De ce fait, il est un secret de polichinelle de rappeler que le mandat du chef de l’Etat prend fin en 2015. Tous les arguments évoqués par le pouvoir en place et ses supporteurs pour modifier l’article 37 dénotent de leur volonté manifeste d’abuser du pouvoir qu’ils détiennent dans leurs mains. 

Et Montesquieu de rappeler  que tout homme qui  a du pouvoir est porté à en abuser. C’est pour cela que l’exercice du pouvoir démocratique qui se doit de respecter la constitution doit faire alliance avec le constitutionnalisme qui constitue un ensemble de garde-fous au pouvoir d’Etat. Le Pr. Loada sur la question affirme que constitution sans constitutionnalisme n’est que ruines et larmes. La modification de la constitution à des fins personnelles et partisanes est donc un détournement de procédure selon l’article 49 qui voudrait que toute modification de cet article soit pour des questions nationales. Pour le Pr. Loada, le référendum  a des limites et peut conduire à des résultats aberrants parce que le peuple est manipulé. 

M. Sawadogo quant à lui renchérit que la modification de l’article 37 est à des fins personnelles et qu’organiser un référendum est budgétivore. En prenant l’exemple du roi Felipe d’Espagne il affirme  que même les rois des régimes monarchiques censés régner ad vitam aeternam ont compris qu’il faut l’alternance dans tout régime alors que notre démocratie veut se ‘’ monarchiser’’. Les débats houleux de l’auditoire avec les panélistes  dans un amphi A 600 refusant du monde ont démontré que les étudiants sont plus que jamais intéressés sur les questions d’actualité et surtout d’intérêt national.

S. I.