Programme détaillé du festival Ciné Droit Libre



Trouvez le programme quotidien en cliquant sur ce lien

Festival Ciné droit libre : Timbuktu captive encore


Ni la pluie, ni l’heure avancée de la veille d’un jour ouvrable, n’ont eu raison de l’engouement des festivaliers à vivre la deuxième affiche de cette première soirée de la 11e édition de Ciné Droit Libre. Le film qui faillit ne pas être projeté au dernier FESPACO par crainte de représailles des djihadistes vu le "contexte sécuritaire actuel en Afrique de l’Ouest", avait refusé du monde lors de sa projection.

La deuxième projection, cette fois ci, au festival qui fait la promotion des droits humains, était une aubaine pour un plus grand nombre de cinéphiles, de pouvoir le suivre. Pendant 1h 37 minutes, ils ont été transportés non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux.

Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité.

Timbuktu, du franco-mauritanien Abderrahmane Sissako, c’est ce film dramatique qui relate l’histoire de Kidane qui menait une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou.

Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s'en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs.

Le public ouagalais n’a pas été insensible à ce film du réalisateur qui a triomphé à la cérémonie des derniers César en remportant sept statuettes, mais aussi nommé à l'Oscar du meilleur film étranger.

Amélie

Festival Ciné droit libre : C’est parti pour la 11ème édition


Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, vibre depuis ce dimanche 28 juin aux sons et aux couleurs du festival ciné droit libre. 11ème  du genre et post-insurrectionnel, le festival fait la part belle à la jeunesse burkinabè et partant africaine à travers le thème : « Quand la jeunesse se met débout… ».


 
Une salle comble, des invités de marque, des cinéphiles engagés et passionnés des droits humains. C’est ce constat de « cocktail » d’hommes et de femmes que l’on pouvait faire à la cérémonie d’ouverture de la 11ème édition du festival ciné droit libre ce dimanche 28 juin au ciné Burkina.

Elom20ce, artiste togolais est le premier a plané le décor avec une belle prestation. Premier partenaire du festival, l’Institut français a été représenté par  Boris Z. du service de coopération et d’action cultuelle à l’ambassade de France au Burkina.
 
 
Ciné droit libre, pour M. Boris, est sans doute, l’un des espaces au Burkina ou chacun a le droit de s’exprimer, de prendre la parole etc.
Outre cette pluralité d’expressions, les débats qui s’y déroulent sont aussi, enrichissants, fructueux, interpellateurs à même d’entrainer et/ou d’instaurer de changements socio-politiques. C’est pourquoi l’Institut français a toujours été, là, aux côtés du festival. « Nous serons encore là pour vous accompagner », laisse-t-il entendre.
 

M. Boris est particulièrement heureux de cette édition qui rendra un hommage  à Adama Sallé, réalisateur burkinabè décédé malheureusement l’année dernière. Le représentant de l’ambassade du Danemark au Burkina va aussi emboucher la même trompette pour magnifier le festival et encourager les initiateurs dans la même lancé. Si plus rien ne doit être comme avant, ironise-t-il, le festival ciné droit libre doit continuer son combat de conscientisation des jeunes, et mieux des politiques pour un monde meilleur. « Nous sommes l’un des partenaires financiers du festival et nous le faisons avec joie » a-t ‘il confié à l’assistance. Le représentant de l’ambassade de Danemark s’est aussi réjoui de la prise en compte d’un film d’une réalisatrice danoise - « Democrats » -  de Camilla NIELSSON.

 
Après le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Sénégal

Le festival ciné droit libre ne cesse de grandir. D’année en année, précise le coordinateur Abdoulaye Diallo, il prospère et propose plusieurs espaces de liberté. Cette édition post-insurrectionnelle offre, par exemple, d’autres espaces de projections en dehors de l’Institut français tels que le Carrefour international de Ouagadougou (CITO), le village du festival….
 
 
 
Des rencontres de mouvements et de conférences avec des acteurs sont aussi prévus. Aussi, annonce le coordinateur Abdoulaye Diallo, le festival après le Burkina, déposera ses écrans à Abidjan en juillet prochain, puis à Dakar en novembre et enfin en Décembre à Bamako. En attendant, ciné droit libre bat son plein à Ouagadougou avec plus d’une quarantaine de films.
Bassératou

Quelques films programmés à Ciné Droit Libre 2015

RUN de Philippe Lacote

Run s’enfuit… Il vient de tuer le Premier ministre de son pays. Pour cela il a dû prendre le visage et les vêtements d’un fou, errant à travers la ville. Sa vie lui revient par flashes ; son enfance avec maître Tourou quand il rêvait de devenir faiseur de pluie, ses aventures avec Gladys la mangeuse et son passé de milicien en tant que Jeune Patriote, au cœur du conflit politique et militaire en Côte d’Ivoire. Toutes ses vies, Run ne les a pas choisies. À chaque fois, il s’est laissé happer par elles, en fuyant une vie précédente. C’est pour ça qu’il s’appelle Run.



--------

HOPE de Boris Lojkine



--------

CITIZENFOUR de Laure Poitras



--------

"L'homme qui répare les femmes - la colère d'Hippocrate" de Thierry Michel & Colette Braeckman

Prix Sakharov 2014, le docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes, violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche. Sa lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange, au point d’être l’objet d'une nouvelle tentative d’assassinat, à laquelle il échappe miraculeusement.

Menacé de mort, ce médecin pasteur au destin exceptionnel, vit dorénavant cloîtré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus. Mais il n’est plus seul à lutter. A ses cotés, ces femmes auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, sont devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, en quête de justice. Ensemble, pourront-ils y parvenir ?


Programme du "Village" du festival Ciné Droit Libre

Le "village" du festival Ciné Droit Libre s'ouvre mardi 30 juin. Cinq jours durant, le festival vous donne rendez-vous sur la Place de la mairie de Bogodogo, près du SIAO, pour des films chocs, des concerts live et des animations. L'entrée est gratuite!

Pour voir le programme détaillé, cliquez sur le visuel joint!


Ciné droit libre : Un « Fou Malade » à un dialogue démocratique


« Fou malade » est un rappeur sénégalais. Membre fondateur du mouvement Y’en a marre en janvier 2011, Malal Almamy Tall – de son vrai nom- n’a pas sa langue dans sa poche. Engagé et fervent défenseur des droits humains, il a fortement contribuer à l’enracinement de la démocratie dans son pays, le Sénégal.
Connu pour son franc parler, « Fou malade » n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer des policiers racketteurs. Interpellé pour cet outrage à policier, il encourait 6 mois de prison ferme. Mala Almany Tall sera libéré après jugement au Tribunal.
« Fou Malade » est un des invités de la 11ème édition du festival ciné droit libre. Il prendra part au dialogue démocratique.

Bassératou

"Une révolution Africaine": programme des projections


4 projections sont prévues dans le cadre du festival Ciné Droit Libre du film documentaire "Une révolution Africaine, les dix jours de la chute de Blaise Compaoré"
- Dimanche 28 juin à18h30, Ciné Burkina (places limitées)
- Jeudi 2 juillet à 18h30, Amphi A600 (UO) (entrée libre)
- Samedi 4 juillet à 18h30, Institut Français
- Samedi 4 juillet à 19h30, "Village" du festival, Place de la mairie de Bogodogo 
(entrée libre)

Après le festival, le film fera le tour des 13 régions du Burkina Faso dans le mois de septembre 2015 pour des projections gratuites suivies de débat. Les dates seront communiqués ultérieurement.